Hollande : "les affaires privées se règlent en privé"

AFP Publié le - Mis à jour le

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François Hollande s'est voulu volontariste samedi sur le dossier PSA, dont il a accusé la direction de "mensonge", en promettant l'intervention de l'Etat, et a assuré que "les affaires privées se régleraient en privé" après l'affaire du tweet de sa compagne.

Après avoir multiplié les rendez-vous internationaux depuis son investiture, le chef de l'Etat français a répondu samedi durant trois quarts d'heure à partir de 13H15 aux questions de Claire Chazal (TF1) et Laurent Delahousse (France 2) depuis l'Hotel de la Marine, et non de l'Elysée comme ses prédécesseurs. "Je l'avais dit dans la campagne, je répondrai aux questions des journalistes dans un lieu qui ne soit pas le palais de l'Elysée pour qu'il y ait la plus grande liberté", a expliqué M. Hollande, martelant son credo d'une présidence exercée "simplement".

M. Hollande était particulièrement attendu sur la scène nationale, sur fond de crise économique et de plans sociaux en cascade.

Hollande promet d'agir sur le dossier PSA

Sur le dossier emblématique de PSA, qui vient d'annoncer des fermetures d'usines et 8.000 suppressions de postes, le président a redit que le plan de restructuration était "en l'état inacceptable" et devait être "renégocié". Et il s'est montré particulièrement virulent à l'égard de la direction du groupe, accusée de "mensonge" et d'avoir reporté l'annonce du plan à l'après-présidentielle.

"Ce plan était déjà une rumeur il y a quelques mois, la direction de Peugeot a nié qu'elle était dans la réflexion de ce plan", a-t-il dit.

Une priorité à l'emploi

Alors que d'autres plans sociaux devraient intervenir dans les prochains mois, le chef de l'Etat a assuré que l'emploi et le "redressement productif" et industriel figuraient parmi ses priorités au même titre que la réduction de la dette.

"Oui la première priorité c'est l'emploi. Tout doit être engagé pour que l'emploi soit le plus haut possible à la fin de mon quinquennat", a-t-il déclaré.

En dépit du gel des dépenses et des suppressions de postes dans certains ministères non prioritaires, M. Hollande a de nouveau récusé le terme de "rigueur", lui préférant ceux d'"effort juste". Les catégories les plus favorisées seront ainsi les plus sollicitées, et non les "classes moyennes". M. Hollande a redit son opposition à l'introduction dans la Constitution d'une "règle d'or" de retour à l'équilibre budgétaire" comme le souhaite l'Allemagne. Il a précisé que cela se ferait "dans le cadre d'une loi organique".

Moraliser la vie politique

Il a en outre annoncé la création d'une commission de moralisation de la vie politique, qui sera présidée par l'ancien Premier ministre socialiste, Lionel Jospin.

Il a aussi justifié la nomination chahutée de son ami Jean-Pierre Jouyet à la tête de la Caisse des dépôts et consignations. "C'est le meilleur à cet endroit-là", a-t-il assuré à propos de son ancien condisciple de l'Ena.

Et le tweet?

Interrogé sur le tweet de soutien de sa compagne, Valérie Trierweiler, à l'opposant de Ségolène Royal lors des élections législatives, et les propos peu amènes de son fils Thomas à l'égard de celle-ci, il a répondu: "les affaires privées se règlent en privé. Et je l'ai dit à mes proches pour qu'ils acceptent scrupuleusement ce principe".

"Je pense que les Français sont comme moi, ils veulent que les choses soient claires, qu'il n'y ait aucune interférence" entre vie privée et vie publique, a-t-il ajouté. Quant à la création d'un statut de Première Dame, il s'est montré réticent. "Valérie veut garder son activité professionnelle, je comprends", a-t-il dit de sa compagne, journaliste à "Paris-Match".

Hollande s'adresse aux Bleus

Le président français François Hollande a appelé samedi les joueurs de l'équipe de France de football à "avoir du respect" pour le maillot et à prendre exemple pour cela sur l'équipe d'Espagne qui a remporté le championnat d'Europe.

"Quand on est membre de l'équipe de France, on doit avoir du respect pour le maillot, du respect pour les spectateurs, du respect pour l'autre équipe", a déclaré le président interrogé sur les remous provoqués par le comportement de certains joueurs à l'Euro-2012.

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