Hollande réticent à la création d'un statut de Première Dame

afp Publié le - Mis à jour le

International Le président François Hollande a assuré samedi qu'il n'y aurait plus "aucune interférence" entre sa vie publique et sa vie privée, précisant que sa compagne serait présente à ses côtés les rares fois où le protocole l'exigerait. La Première Dame Valérie Trierweiler a donc fait sa première apparition officielle depuis son retentissant tweet de soutien à l'adversaire de Ségolène Royal à l'occasion du défilé du 14-Juillet.

"Je suis pour une claire distinction entre vie publique et vie privée", a réaffirmé M. Hollande lors de l'interview qu'il a accordée à TF1 et France-2 après la parade militaire. "Je considère que les affaires privées se règlent en privé et je l'ai dit à mes proches pour qu'ils acceptent scrupuleusement le respect de ce principe", a expliqué celui qui avait promis tout au long de sa campagne qu'il serait un "président normal".

Les Français veulent que "l'Etat soit dirigé par celui qu'ils ont choisi et qu'il n'y ait aucune interférence", a-t-il observé.

Entre les deux tours des législatives, François Hollande a apporté son soutien politique à Ségolène Royal, la candidate investie par le PS dans la circonscription de La Rochelle, et qui est par ailleurs la mère de ses quatre enfants. Or, sa compagne Valérie Trierweiler a publié le 12 juin sur son compte Twitter un message d'encouragement à Olivier Falorni, le dissident socialiste qui refusait de se désister face à Ségolène Royal.

La présidente de la région Poitou-Charentes, qui visait le "perchoir", avait estimé après sa défaite que le tweet de Valérie Trierweiler n'avait "pas arrangé les choses".

Lorsqu'il a été interrogé samedi sur la possibilité d'un nouveau couac, François Hollande a répondu: "non".

Quant à la création d'un statut de Première Dame, il s'est montré réticent. "Valérie veut garder son activité professionnelle, je comprends", a-t-il dit de sa compagne, journaliste à "Paris-Match".

"Je pense que c'est une question, vraiment, de compréhension. Pas facile de prendre cette place", a-t-il relevé. "A partir de là, il doit y avoir des règles. Et c'est chaque fois que le protocole le nécessite, donc c'est pas très fréquent, qu'il y a une place qui peut être celle du conjoint".

Valérie Trierweiler a assisté samedi matin au défilé militaire du 14-Juillet depuis une tribune, place de la Concorde, au côté de Brigitte Ayrault, l'épouse du Premier ministre Jean-Marc Ayrault.

Le chef de l'Etat a présidé le défilé depuis une autre tribune, entouré des présidents du Sénat et de l'Assemblée nationale, Jean-Pierre Bel et Claude Bartolone. Derrière eux étaient placés les membres du gouvernement. C'était la première apparition officielle de Valérie Trierweiler depuis l'affaire du tweet, il y a un peu plus d'un mois.

La Première Dame était présente à la passation de pouvoirs entre Nicolas Sarkozy et François Hollande le 15 mai à l'Elysée. Quelques jours plus tard, elle avait accompagné le président français aux Etats-Unis, où il avait rencontré Barack Obama avant de participer aux sommets du G-8 et de l'OTAN.

Elle n'a pas fait le voyage en Grande-Bretagne, où François Hollande s'est entretenu mardi avec le Premier ministre David Cameron et la reine Elizabeth II. Depuis le 12 juin, Valérie Trierweiler n'a publié aucun nouveau message sur son compte Twitter.

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