International Suite au terrible effondrement du viaduc de Gênes, le ministre de l’Intérieur italien Matteo Salvini n'a pas hésité à tenir des propos virulents à l'encontre du gestionnaire du réseau routier Autostrade per l'Italia ( "Si j'avais été un de leurs dirigeants, j'aurais suspendu quelques péages, mais dans l'heure qui a suivi l'accident" ). Mais le chef de la Ligue du Nord ne s'est évidement pas non plus privé de s'insurger contre "les règles imposées et des calculs rigides établis par l'Europe" .

Après les attaques, Salvini doit désormais parer les coups, trois jours après ce terrible drame qui a secoué l'Italie avec un bilan effroyable de (jusqu'ici) 38 morts et 15 blessés, dont cinq dans un état grave.

En effet, des photos ont fait irruption sur la toile et montrent Salvini festoyer au soir de l'effondrement du pont Morandi. Ainsi, on découvre le leader d'extrême droite participer à un dîner accompagné de membres de son parti en Sicile. Sur l'un des clichés relevé par le média transalpin La Repubblica , il prend la pose, un gâteau à pleines mains sur lequel on peut lire "Vince la squadra" - ce qui signifie "L'équipe gagne "- en clin d’œil aux victoires électorales de la Ligue.

 

Ses adversaires politiques ont immédiatement profité de cette polémique pour dégainer, comme le président démocrate Orfini: "Les images de Salvini faisant la fête durant des heures dramatiques pour Gênes sont une gifle pour la douleur de notre pays et la négation de ce principe."

De son côté, Anna Rita Leonardi, également du parti démocrate, s'est, elle, exclamée: "Le ministre de l'Intérieur Salvini faisait la fête en Sicile, tandis qu'à Gênes, d'autres creusaient dans les décombres". 

Salvini pointe les "chacals de gauche"

Matteo Salvini n'a pas tardé à riposter face à cette vague d'indignation partagée aussi par de nombreux anonymes via les réseaux sociaux. "Quelques chacals de gauche m'attaquent parce que le soir du 14 août, j'ai osé rencontrer dans le cadre d'un dîner 300 personnes (maires, présidents d'associations volontaires, Forces de l'Ordre et beaucoup de citoyens) en Sicile. À Rome, j'avais été le premier à la brigade nationale des sapeurs-pompiers pour suivre les opérations de sauvetage à Gênes", a-t-il balancé sur Twitter.

Rappelons que Salvini avait déjà été copieusement critiqué au lendemain de l'effondrement du viaduc de Gênes pour s'être réjoui de ne pas devoir accueillir les migrants de l'Aquarius en Italie.