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Les ressortissants de pays tiers exemptés de visa pour entrer dans l'espace Schengen devront à l'avenir demander une autorisation de voyage en ligne avant de se rendre dans l'Union européenne. 

Un accord en ce sens a été conclu mercredi entre le Conseil, qui rassemble les États membres de l'UE, et le Parlement européen. "Savoir quelles personnes se rendent dans l'Union avant même leur arrivée à la frontière nous permettra d'être davantage en mesure d'arrêter celles qui peuvent représenter une menace pour nos citoyens", a commenté le ministre bulgare de l'Intérieur, Valentin Radev, dont le pays assure actuellement la présidence du Conseil de l'UE.

Ce nouveau système européen d'autorisation de voyages (ETIAS), qui devrait être pleinement opérationnel en 2021, s'inspire de la procédure ESTA en place depuis 2009 aux Etats-Unis. L'ETIAS permettra des contrôles en amont des quelque 39 millions de voyageurs, provenant de plus de 60 pays, qui peuvent rejoindre l'espace Schengen sans visa.

Pour obtenir leur autorisation, les ressortissants de ces pays tiers devront remplir un formulaire électronique avec leurs données personnelles, les informations reprises sur leur document de voyage, l'adresse de leur domicile ainsi que leurs coordonnées et le pays européen de première entrée prévue. Chaque demande introduite coûtera 7 euros au requérant.

En cas de risque détecté par le système - qui effectuera une consultation automatique des bases de données européennes et d'Interpol -, la décision sur une autorisation préalable sera confiée à une unité ETIAS établie dans chaque État membre.

Les personnes considérées comme présentant un risque élevé en termes de sécurité, de migration irrégulière ou d'épidémie pourront se voir refuser l'accès à l'espace Schengen. Lorsqu'une entrée sera refusée, la personne concernée sera informée des motifs de la décision ainsi que de son droit à un recours.

Un refus ou une autorisation sera délivré au maximum 96 heures après l'introduction d'une demande.

Avant l'embarquement, les transporteurs aériens et maritimes devront vérifier dès l'entrée en vigueur du système si les ressortissants de pays tiers soumis à l'obligation d'autorisation de voyage en détiennent bien une en cours de validité.

Trois ans après la mise en service de l'ETIAS, cette obligation s'appliquera aussi aux transporteurs internationaux de groupes assurant des liaisons routières par autocar.