International Plus il progresse dans son récit, plus on comprend que Turgut soit effrayé. Il est arrivé en Grèce en février dernier. Sa famille est censée le rejoindre dans quelques semaines, d’où sa crainte que tout capote au dernier moment.
Cette terreur tient dans un numéro : le 36. Un chiffre ajouté au numéro de sécurité sociale de toute personne licenciée, comme lui, dans le cadre des purges qui ont suivi le coup d’Etat manqué de juillet 2016 contre le président turc Recep Tayyip Erdogan.
“Avec ce numéro”, explique-t-il, “impossible de trouver du travail, même pas comme garçon de café. Ton passeport est automatiquement annulé et, si tu vas à la frontière, on te le confisque.”
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