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La ministre de l'Intérieur portugaise Constança Urbano de Sousa a démissionné mercredi alors que le gouvernement est de plus en plus critiqué pour sa gestion des feux de forêt qui ont fait plus de 100 morts en moins de quatre mois. Le Premier ministre Antonio Costa, à la tête d'un gouvernement socialiste minoritaire soutenu au Parlement par la gauche radicale, a accepté sa démission, selon un communiqué de son cabinet.

Le Portugal a été frappé pour la deuxième fois en quatre mois par les incendies les plus meurtriers de son histoire, qui ont fait 41 morts dimanche et lundi, et 71 blessés, selon le dernier bilan de la protection civile.

En juin dernier, 64 personnes avaient péri dans un incendie près de Pedrogao Grande, dans le centre du pays.

Face aux nombreuses critiques de ses adversaires sur l'incapacité du gouvernement à prévenir une nouvelle catastrophe, le Premier ministre portugais s'est engagé à mener "des réformes profondes" en matière d'aménagement des forêts et de lutte contre les incendies.

Mardi soir, le président conservateur Marcelo Rebelo de Sousa a demandé au gouvernement socialiste de "tirer toutes les conséquences de cette tragédie".

Réagissant à la motion de censure déposée par un petit parti de droite, le CDS-PP, que la majorité de gauche devrait repousser sans difficulté, le chef de l'Etat a appelé le Parlement à se prononcer sur le maintien ou non du gouvernement.

"Que l'Assemblée clarifie si elle souhaite ou non maintenir en fonction le gouvernement", a-t-il déclaré, et s'il est confirmé, il aura un mandat d'autant plus solide pour mener les réformes indispensables.