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Selon Didier Reynders, les Affaires étrangères sont sans nouvelle de 6 Belges à la suite des incendies qui ravagent la Grèce.

Les incendies qui ont ravagé lundi les alentours d'Athènes ont tué au moins 74 personnes, a annoncé mardi la porte-parole des pompiers, Stavroula Maliri, révisant à la hausse un précédent bilan de 60 morts. Ce bilan n'est pas définitif, une centaine de pompiers poursuivant les recherches de victimes éventuelles dans la zone balnéaire de la côte est de l'Attique, noyée sous les flammes lundi soir, a-t-elle précisé.

Les Affaires étrangères belges restaient mardi sans nouvelles d'un touriste belge appartenant à un groupe de 31 vacanciers. Par ailleurs, parmi les résidents belges en Grèce, les Affaires étrangères étaient encore sans nouvelles mardi de cinq personnes appartenant à deux familles sur place. Les tentatives de contact se poursuivaient.

Suite aux violents incendies aux alentours d'Athènes en Grèce, le ministre belge des Affaires étrangères a communiqué via Twitter que 6 de nos compatriotes n'avaient toujours pas donné de nouvelles.

TUI rapatrie 19 vacanciers...

Dix-neuf des 32 vacanciers belges de TUI Belgium qui résidaient à l'hôtel Ramada Attica ont émis le souhait d'être rapatriés, a indiqué mardi après-midi le tour opérateur à l'agence Belga. Ils avaient dû être évacués lundi soir en raison des violents incendies qui sévissent dans la région grecque de l'Attique et qui ont déjà fait au moins 60 morts.

"Nous analysons encore quels vols peuvent faire une escale à Athènes mais nous avons la capacité de rapatrier tous nos vacanciers dès aujourd'hui", a précisé le porte-parole de TUI Piet Demeyere. Dix-neuf personnes devraient donc rentrer au pays ce mardi, réparties dans les avions par petits groupes. La trentaine de touristes belges est entre-temps relogée dans un hôtel de la capitale grecque. Six autres vacanciers hésitaient encore à écourter leur séjour après les violents incendies qui ont échappé à tout contrôle, nourris par des vents de plus de 100km/h. "Nous ne désirons pas causer plus de stress à ces personnes en les forçant à prendre une décision rapidement. L'expérience a, semble-t-il, été assez traumatisante", a ajouté M. Demeyere. Depuis lundi, la Grèce fait face aux incendies les plus meurtriers qu'elle ait connus depuis 2007, avec un bilan d'au moins 60 morts et 172 blessés.

26 personnes trouvées mortes dans la cour d'une villa

Le bilan des violents incendies est subitement monté mardi à 50 morts après la découverte des corps de 26 personnes dans la cour d'une villa à Mati, dans l'est de l'Attique.

Selon un bilan encore provisoire, au moins 172 autres personnes ont été blessées, dont 11 grièvement. Enlacées et carbonisées, selon un photographe de l'AFP sur place, les 26 victimes découvertes mardi matin semblent n'avoir pas réussi à gagner la mer toute proche pour se mettre à l'abri.

Le feu s'est calmé dans cette zone, ont indiqué les pompiers à l'AFP, mais un front progressait toujours à Kineta, à une cinquantaine de km à l'ouest de la capitale.

Autour de la capitale, la plupart des victimes ont été piégées dans les environs de Mati, une localité balnéaire à une quarantaine de km à l'est d'Athènes, dont les maisons sont souvent entourées de hauts pins. Elles sont mortes "à leur domicile ou dans leurs voitures", a indiqué le porte-parole du gouvernement grec, Dimitris Tzanakopoulos.

Au moins quatre personnes ont également été retrouvées mortes en mer où elles avaient tenté de trouver refuge quand les flammes ont poussé les résidents paniqués sur les plages.

Le ministre de l'Intérieur Panos Skourletis a indiqué à la télévision publique ERT que les autorités "cherchent encore s'il y a d'autres disparus". "Enfer de Dante", titrait mardi le journal Ta Nea (opposition centriste), "L'Attique en cendres", résumait le quotidien de centre-gauche Ethnos.

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Activité suspecte

Neuf patrouilleurs côtiers, deux bâtiments militaires et des dizaines de bateaux privés assistés d'hélicoptères de l'armée ont été mobilisés toute la nuit pour évacuer vers le port de Rafina, proche de Mati, les résidents et touristes ayant fui les flammes sur les plages et en mer.

Les premiers rescapés étaient transférés vers des hôtels et des camps militaires, tandis que de nombreux proches inquiets affluaient à Rafina.

La Grèce a activé le mécanisme européen de protection civile pour obtenir de l'aide de ses partenaires. En sus de l'Espagne et de Chypre, Israël a offert des renforts, selon M. Skourletis.

Le porte-parole a aussi mentionné qu'il y avait eu "15 départs de feu simultanés sur trois fronts différents en Attique", ce qui a conduit la Grèce à demander des drones aux Etats-Unis "pour observer et détecter toute activité suspecte".

Au vu de la situation, la présidence de la République a annulé la réception annuelle prévue mardi pour commémorer le rétablissement de la démocratie en Grèce en juillet 1974.

Le Premier ministre Alexis Tsipras est pour sa part rentré précipitamment d'un déplacement en Bosnie pour suivre les opérations. Selon lui, "plus de 600 pompiers" étaient sur les trois fronts des incendies, attisés par des vents soufflant jusqu'à plus de 100 km/h.

Les incendies ont pris alors qu'une vague de chaleur s'abattait sur le pays, avec des températures grimpant jusqu'à 40 degrés Celsius. Selon les services météo, les conditions doivent rester difficiles mardi, quoique les températures en Attique soient prévues en baisse, avec des averses.

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L'Europe du nord suffoque

Les incendies de forêt et de maquis sont récurrents en Grèce l'été. Les derniers feux les plus dévastateurs avaient tué en 2007 dans le Péloponnèse et sur l'île d'Evia 77 personnes, ravageant 250.000 hectares de forêts, maquis et cultures.

Le nord de l'Europe, d'Oslo à Riga, est également écrasé depuis plusieurs semaines par la chaleur et la sécheresse qui embrasent forêts et tourbières, brûlent les pâtures, vident les nappes phréatiques et font même baisser le niveau des grands lacs.

La Suède, qui connaît le mois de juillet le plus chaud depuis au moins deux siècles et demi, a dû faire appel à la solidarité européenne pour lutter contre le feu.

Pas moins de 25.000 hectares sont déjà partis en fumée ou continuent de se consumer, soit deux fois la superficie de la ville de Paris.

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