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Le Premier ministre grec Alexis Tsipras a assumé vendredi "la responsabilité politique de la tragédie" des incendies meurtriers à l'est d'Athènes qui ont jusqu'ici fait au moins 87 morts, lors d'un discours devant son conseil des ministres. Il a indiqué avoir convoqué "en urgence" un conseil ministériel car il voulait "de prime abord assumer intégralement devant le peuple grec la responsabilité politique de cette tragédie".

"Je crois que cela va de soi pour le Premier ministre et le gouvernement du pays et je vous demande aussi de faire la même chose, même si c'est lourd", a-t-il ajouté en s'adressant à ses ministres, dans ce discours diffusé en direct par les médias locaux.

Le bilan des incendies qui ont ravagé lundi la localité balnéaire de Mati et une partie de Rafina, sur la côte à l'est d'Athènes, a encore augmenté vendredi, pour s'élever à 87 morts.

Les pompiers et les sauveteurs découvrent chaque jour depuis lundi des corps dans les centaines de maisons carbonisées ou les carcasses de voitures.

Alexis Tsipras a exprimé "sa douleur, sa détresse pour les vies humaines perdues de manière si injuste et incroyable".

"Nous n'allons pas essayé d'échapper à nos responsabilités", a-t-il souligné. Il a expliqué que "les tragédies servaient souvent à faire apparaître les problèmes absents en temps normal du discours public".

Rappelant que beaucoup de localités en Grèce, "avaient été construites illégalement sur des cours d'eau ou sur des côtes", il a souligné qu'"aujourd'hui nous prenons conscience d'une manière douloureuse que nous gouvernons un pays dominé par des irrégularités".

Des dizaines d'habitants et de touristes de Mati, une localité à 40km d'Athènes composée surtout d'habitations secondaires, ont péri lundi soit carbonisés dans leurs voitures lors des embouteillages dans les ruelles de ce village, soit en cherchant à trouver des passages vers la côte, souvent rocheuse ou inaccessible en raison de la présence de villas ou de complexes touristiques.