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L'ancien président François Hollande a estimé mercredi que "lorsqu'un chef de l'Etat est interrogé, on l'appelle 'président', c'est l'évidence", alors que les deux journalistes qui ont interviewé dimanche soir Emmanuel Macron l'ont appelé durant tout l'entretien par son nom.

"Moi je considère que lorsque le chef de l'Etat est interrogé on l'appelle 'président', c'est l'évidence, et il n'y a pas de raison de penser qu'on est plus impertinent quand on l'appelle par son nom de famille", a jugé François Hollande sur France Culture.

"Ensuite quand un président n'est plus président, on l'appelle comme on veut. Même si moi je suis encore président d'une fondation", a poursuivi l'ancien président à qui le journaliste demandait comment il devait l'appeler.

"Avant d'être président, beaucoup étaient déjà présidents, ou dans leur tête ou dans la réalité, parce qu'ils occupaient une fonction qui pouvait être locale", a-t-il glissé, rappelant que "François Mitterrand, bien avant d'être président de la République, se faisait appeler 'président'".

"Alors, j'ai beaucoup réfléchi, pourquoi avait-il cette élégance ou ce souci d'élégance de se faire appeler ainsi? Parce qu'il se préparait à la fonction de président. Donc appelez-moi comme vous voulez", a-t-il conclu.

Lors de l'interview télévisée dimanche soir du chef de l'Etat, les deux journalistes de BFMTV, Jean-Jacques Bourdin, et Mediapart, Edwy Plenel, l'ont appelé "Emmanuel Macron" durant tout l'entretien, et non "Monsieur le président".