International

Les couteaux sont toujours bel et bien tirés entre le Qatar et ses voisins arabes. L’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, le Bahreïn et l’Egypte ont entamé le 5 juin 2017 un isolement diplomatique et économique du minuscule et ambitieux émirat insulaire. Et ceux-ci n'ont pas l'intention de l'en sortir. Le ministre émirien des Affaires étrangères, Anwar Gargash, a déclaré ce jeudi dans le quotidien "The National" que le "quartet" souhaitait maintenir la pression sur le Qatar jusqu'à ce qu'il arrête ses activités de "déstabilisation de la région" en créant des "plateformes pour promouvoir la sédition", en soutenant "systématiquement l'opposition saoudienne" ou en œuvrant à "déstabiliser le régime de Bahreïn". Le Qatar est accusé par ses voisins de financer des groupes islamistes extrémistes et d'entretenir des relations trop étroites avec l’Iran. Une seconde récrimination "moins pertinente" que la première, nous confie Bertrand Besancenot, qui fut ambassadeur de France au Qatar (1998-2002) puis en Arabie saoudite (2007-2016). Son expérience et sa connaissance du Golfe ont poussé le président Emmanuel Macron à le nommer, en septembre dernier, émissaire du gouvernement afin d’assister la médiation entreprise par le Koweït. Nous l'avons interrogé.

Un an après le début de cette crise, où en est la médiation koweïtienne ?