Israël: les centristes quittent la coalition, Netanyahu garde sa majorité

AFP Publié le - Mis à jour le

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Le parti centriste israélien Kadima a quitté mardi la coalition avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu, qui conserve cependant une majorité, deux mois et demi après l'avoir rejointe.

"J'ai présenté ma démission au Premier ministre", a déclaré peu après le vote des députés du parti le chef de la formation, Shaul Mofaz, qui exerçait les fonctions de vice-Premier ministre.

Au cours d'un vote, 24 députés ont voté pour le départ de la coalition tandis que trois votaient pour le maintien de Kadima, a précisé la radio publique israélienne.

Cette décision a été prise à la suite d'une crise provoquée autour d'une nouvelle loi de conscription généralisant le service, militaire ou civil, aux ultra-orthodoxes et à la minorité arabe d'origine palestinienne.

Malgré la défection de Kadima, un parti qui avait rallié par surprise le 8 mai la coalition au pouvoir, Benjamin Netanyahu continue à disposer d'une majorité parlementaire d'au moins 66 députés sur 120.

Outre le Likoud (27 députés), son parti, il peut compter sur le soutien d'Israël Beiteinou (ultranationaliste, 15 députés), Shass (ultra-orthodoxe, 11 députés), Hatzmaout (Indépendance) le parti du ministre de la Défense Ehud Barak (5 députés), la liste du Judaïsme unifié de la Torah (ultra-orthodoxe, 5 députés), et Foyer juif (extrême droite, 3 députés).

La loi actuelle, jugée anticonstitutionnelle par la Cour suprême parce qu'elle exempte de facto de service les ultra-orthodoxes et les Arabes israéliens, doit être remplacée avant le 31 juillet.

Mais le Likoud et Kadima ne parviennent pas à trouver un accord sur la nouvelle loi.

Shaul Mofaz insiste pour que le gouvernement adopte les recommandations de la commission dite Plessner, qui a recommandé début juillet un service pour tous les Israéliens dès l'âge de 18 ans, avec des mesures incitatives pour ceux qui choisissent l'armée et des sanctions pour ceux qui refusent tout service.

Mais M. Netanyahu, sous la pression de ses alliés des partis religieux Shass et Judaïsme unifié de la Torah, a dissous cette commission.

Le Likoud et les partis ultra-orthodoxes de la coalition ont préconisé une approche plus graduelle avec l'instauration de quotas croissants au fil des ans de conscrits ultra-orthodoxes.

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