International Vida Mehrannia est l'épouse du professeur irano-suédois de la VUB Ahmadreza Djalali, condamné à mort en Iran. Elle était présente ce mardi pour sensibiliser l'opinion publique ainsi que la classe politique au problème de mari.

Arrêté en 2016, celui-ci croupit dans les geôles iraniennes depuis deux ans, sans accès à des soins médicaux, dans des conditions très difficiles, tout en étant condamné à mort.

"Je n'ai pas vu mon mari depuis 26 mois. Mes enfants ne savent même pas où est leur père", nous dit Vida Mehrannia, qui vit en Suède, à Stockholm, dans l'espoir de voir son mari libéré. "Il n'a même pas eu le droit à un procès équitable", dénonce la femme qui ne peut même pas se rendre en Iran. "C'est difficile de vivre sans mon mari", ajoute-t-elle.

Les raisons de l'emprisonnement

Ahmadreza Djalali est un spécialiste de la médecine d'urgence. En 2016, il a été arrêté, en Iran, pour soupçon de collaboration avec le Mossad, le service de renseignement israélien. Son procès, jugé non équitable par l'ONU, s'est conclu par une condamnation à mort en octobre 2017.

"C'est juste une question de droits de l'homme"

"Si Madame Mehrannia est ici cette semaine, à Bruxelles, c'est parce que Hassan Rohani, le président iranien, sera en Autriche et en Suisse en juillet. L'Europe doit agir. Il y a eu des initiatives formidables, mais individuelles, de la part de certains politiques, dont des politiques belges. Il est temps de dire que ça suffit. Cela n'a rien à voir avec l'accord sur le nucléaire ou autre. C'est juste une question de droits de l'homme", nous dit Valerie Peay, de l'Observatoire International des Droits de l'Homme, qui soutient le combat de Vida Mehrannia.

"Le cas de Djalali est représentatif des conditions d'autres prisonniers en Iran. D'ailleurs, certains condamnés ont été exécutés la semaine dernière. Le temps presse. Même l'avocat de Monsieur Djalali a été arrêté", nous précise-t-elle. "Nous avons besoin d'un front uni pour dire que c'en est assez", finit-elle.

"Il a besoin de soins médicaux urgents, étant donné qu'il a perdu 25 kilos et souffre d'un manque de globules blancs", a pour sa part répété, en conférence de presse cette fois, l'épouse d'Ahmadreza Djalali.

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