J-M Le Pen aurait voulu dire "petite fille bourgeoise"

AFP Publié le - Mis à jour le

International

Le président d'honneur du FN, Jean-Marie Le Pen, a affirmé vendredi qu'il avait voulu qualifier sa fille Marine de "petite fille bourgeoise", et non de "petite bourgeoise", dans une interview publiée le même jour dans The Times, tout en ne voyant pas ce que le terme a "d'insultant".

Sur son blog vidéo hebdomadaire, l'ancien leader du parti d'extrême droite estime que c'est une mauvaise interprétation de ses propos qui lui auraient fait qualifier Marine Le Pen de "petite bourgeoise".

"Le texte exact, c'est +a little bourgeoise girl+ ... c'est une petite fille bourgeoise", a-t-il ajouté, en citant le quotidien britannique.

"J'évoquais nos différences, en particulier notre différence d'origine et de milieu. Moi je suis né dans un milieu populaire et Marine est née dans un milieu bourgeois, évidemment pas la grande bourgeoisie des Dassault ou des Fabius, mais bourgeoisie quand même", poursuit l'ancien président du FN, âge de 84 ans.

"Et je ne vois pas d'ailleurs ce que le terme a d'outrageant, d'insultant, ou d'équivoque", conclut-il, alors que sa fille a connu un réel succès auprès des milieux populaires à la présidentielle.

Né en Bretagne, Jean-Marie Le Pen a connu la fortune dans les années 70 lorsqu'il a touché l'héritage d'un de ses riches amis, Hubert Lambert. Dans une biographie parue en 2011 (La face cachée de Marine Le Pen, Romain Rosso), Jean-Marie Le Pen évoquait déjà l'"univers de bourgeoise, en quelque sorte", de sa fille.

Dans l'entourage de Marine Le Pen, on indiquait vendredi que la présidente du FN ne souhaitait pas réagir. Sous couvert d'anonymat, un membre de sa garde rapprochée a confié à l'AFP qu'il s'agissait "d'une muflerie de plus" de la part de Jean-Marie Le Pen.

"C'est presque triste. Mais on ne peut pas dire que sa parole ait beaucoup d'impact au niveau interne, ni au niveau externe", a ajouté cette source, pour qui "plus il (Jean-Marie Le Pen) devient vieux, plus il devient méchant".

Dans son interview dans le quotidien britannique The Times, Jean-Marie Le Pen estime aussi que "la stratégie de Marine est de fournir à nos adversaires le moins d'angles d'attaque possibles". "Par exemple", poursuit-il, "tous ces courageux et dynamiques militants qui se sont fait remarquer parce qu'ils avaient le crâne rasé ont été écartés".

Publicité clickBoxBanner