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Le ministre japonais des Finances, Taro Aso, a admis lundi devant la presse que des documents en lien avec une affaire de favoritisme touchant le Premier ministre Shinzo Abe avaient été falsifiés, tout en excluant de démissionner. 

L'affaire porte sur la vente au rabais d'un terrain appartenant à l'Etat. "Modifier des documents officiels est très grave et extrêmement regrettable, et je m'en excuse profondément", a-t-il dit à la presse, ajoutant "coopérer pleinement avec l'enquête". Quatorze changements ont été faits sur des documents officiels par "certains membres du personnel", a précisé M. Aso.

"Je ne pense absolument pas à cela", a-t-il lancé lorsque les journalistes ont enchaîné en lui demandant s'il comptait démissionner.

Les noms de plusieurs responsables politiques ou personnalités ont été effacés, avaient rapporté lundi matin plusieurs médias. Des extraits des documents originaux et de leur version modifiée publiés par des parlementaires d'opposition laissent apparaître que les noms de Shinzo Abe et de son épouse, Akie, ainsi que celui de M. Aso ont été retirés.

Le lot au coeur de l'affaire aurait été vendu au dixième de sa valeur de marché au gérant d'un jardin d'enfants nationaliste. Une école primaire devait y être construite, et le directeur avait décidé de faire de l'épouse de M. Abe la directrice honoraire de l'établissement.