International Dans les couloirs de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, le président depuis 2014, est parfois décrit comme alcoolique... Mais est-ce bien cela qui a entrainé ses difficultés à gravir les marches de la tribune servant à la photo officielle du sommet de l'Otan, mercredi ?

Sa démarche est difficile et hésitante, alors qu'il tente de se positionner dans le décor du Cinquantenaire, à Bruxelles, ce mercredi. Le dirigeant le plus important de l'Union européenne trébuche en tentant de monter les marches de la tribune officielle, à quelques minutes du dîner de gala qui se tient dans le musée d'Art et d'Histoire du Cinquantenaire. Tour à tour, les chefs d'Etat finlandais, français et ukrainien - d'autres, ensuite - lui offrent une main ou un appui.

Interrogé sur ces images, Juncker a affirmé qu'il souffrait d'une "sciatique" qui affecte ses mouvements. Une version validée par le Premier ministre portugais, Antonio Costa, ce jeudi : "Monsieur Juncker souffre de maux de dos. (...) Il n'a pas de problème de santé grave pour ce que j'en ai appris, mais il a un problème de dos depuis un certain temps."

La Commission européenne déplore les allusions faites à l'encontre de M. Juncker

Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, a souffert d'une crise de sciatique mercredi soir lors du sommet de l'Otan, a déclaré vendredi son porte-parole, démentant les rumeurs d'ébriété du dirigeant de l'UE. 

M. Juncker "a publiquement reconnu que sa sciatique le gênait pour marcher. C'était malheureusement le cas mercredi soir", a déclaré le porte-parole de la Commission européenne, Margaritis Schinas, lors d'un point de presse à Bruxelles.

"Le président souhaite remercier publiquement les Premiers ministres (néerlandais, ndlr) Mark Rutte et (portugais, ndlr) Antonio Costa, de l'avoir aidé dans ce moment douloureux. Il prend des médicaments et se sent mieux", a-t-il ajouté.

A la question de savoir si M. Juncker était ivre, M. Schinas a jugé qu'il était particulièrement "de mauvais goût que certains médias fassent des titres insultants en profitant de la douleur" du président de la Commission européenne.

A un journaliste qui lui demandait si M. Juncker mélangeait des antidouleurs à l'alcool, M. Schinas a répondu qu'il "n'était pas au courant".

"Il prend des médicaments et se sent mieux", a-t-il dit, soulignant "l'agenda chargé" du Luxembourgeois le jeudi suivant cette réception, lors du sommet de l'Otan. Et la semaine prochaine "il va continuer à travailler dur, comme il le fait depuis le début de sa carrière publique", a-t-il poursuivi.