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Jean-Luc Mélenchon, le leader du mouvement la France Insoumise (LFI), est arrivé jeudi en milieu de matinée devant les locaux de la police judiciaire à Nanterre, près de Paris, deux jours après les perquisitions mouvementées à son domicile ainsi que dans les bureaux parisiens de LFI. Le député a été convoqué en "audition libre" jeudi matin à l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF), selon l'AFP. Une photographie relayée par Reuters peu avant 11h00 montre l'homme politique accueilli sur place par une troupe de journalistes et de caméramen.

L'audition a lieu dans le cadre des deux enquêtes préliminaires qui ont mené aux perquisitions de mardi: l'une a trait à des emplois présumés fictifs d'assistants au Parlement européen, pour le parti de Mélenchon, l'autre concerne les comptes de campagne de Mélenchon pour la présidentielle de 2017.

Depuis les perquisitions, l'homme affirme que son parti et lui-même n'ont rien à cacher, tout en critiquant de manière véhémente une enquête qu'il juge avant tout "politique" et visant à affaiblir l'opposition. Ses emportements, notamment son imitation énervée de l'accent du sud d'une journaliste qui lui posait une question, alimentaient mercredi et jeudi les discussions et les colonnes des médias français.

La majorité en a profité elle aussi, dont le ministre de l'Économie Bruno Le Maire qui a estimé sur Public Sénat que le comportement de Mélenchon lors des perquisitions était "inacceptable".