Journalistes espionnés, députés terrorisés: La politique médiatique musclée du gouvernement Obama

G.Ga. Publié le - Mis à jour le

International

"Notre gouvernement sera ouvert et transparent. Je vais faire en sorte que nos affaires soient également celles du peuple. Il n'y aura plus de secret." En 2008, Barack Obama promettait à ses électeurs une Amérique plus limpide que jamais. Depuis les révélations d'Edward Snowden, cette phrase du président américain a évidemment pris du plomb dans l'aile.

Et cela ne s'arrête pas là, à en croire le rapport publié par le Comité de Protection des Journalistes. Cette association pour la liberté de la presse souligne que le président fournit dans le même temps un effort sans précédent pour faire taire les membres de son gouvernement, mais aussi les médias. Une politique qui serait "la plus agressive" depuis l'ère Nixon et l'époque du Watergate, affirme l'association.

C'est Leonard Downie Jr, ancien du Washington Post, qui a rédigé ce rapport, relayé par Wired. Il ajoute que les responsables gouvernementaux n'osent à présent plus parler à la presse, terrorisés à l'idée que les journalistes soient contraints par l'administration de révéler leurs sources.

Le gouvernement Obama conteste évidemment ce rapport, arguant que le président a fortement diminué le nombre de dossiers classés "secret-défense" et qu'il a donné plus d'interviews que ses deux prédécesseurs réunis.

Pas suffisant pour convaincre Downie et sa clique. Il faut dire que leur rapport relève, en vrac, que la Maison Blanche utilise internet pour "répandre" une information qui lui est favorable, appelle souvent les journalistes pour se plaindre de nouvelles, ou enregistre en secret des conversations téléphoniques de Fox News et d'AP.

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