International Son assassinat aurait pu être motivé par une demande d’asile à Séoul.

Si l’enquête progresse à Kuala Lumpur, avec l’arrestation de trois suspects en vingt-quatre heures, les raisons de l’assassinat de Kim Jong-Nam, lundi, à l’aéroport international de la capitale malaisienne, demeuraient jeudi toujours aussi obscures. Parmi les nouvelles hypothèses formulées, l’intention prêtée au demi-frère du dictateur nord-coréen Kim Jong-Un de demander l’asile politique en Corée du Sud, une humiliation qu’on aurait logiquement voulu empêcher à Pyongyang.

Après l’arrestation mercredi d’une femme de 28 ans munie d’un passeport vietnamien au nom de Doan Thi Huong, c’est un ressortissant malaisien âgé de 26 ans, Muhammad Farid Bin Jalaluddin, qui a été interpellé la nuit suivante, peu avant que la police ne place aussi en détention sa petite amie, Siti Aishah, 25 ans, en possession d’un passeport indonésien. L’enquête dira s’il s’agit d’identités et de nationalités usurpées, et si l’on est en présence d’agents nord-coréens voyageant avec de faux documents - comme le faisait Kim Jong-Nam lui-même : on a retrouvé sur lui deux passeports dont un attribué à Kim Chol, un des noms d’emprunt qu’on lui connaît.

Si Pyongyang n’a pas réagi officiellement à la disparition du demi-frère du dictateur (qui, bien qu’en disgrâce, n’en restait pas moins le fils de Kim Jong-Il et le petit-fils de Kim Il-Sung, fondateur du régime), les Nord-Coréens sont très actifs sur le terrain. Des véhicules diplomatiques ont été aperçus à proximité de l’hôpital où repose le défunt. Et après avoir vainement tenté de s’opposer à l’autopsie, pratiquée mercredi, l’ambassade a demandé que la dépouille soit renvoyée en Corée du Nord. La Malaisie, a indiqué un vice-Premier ministre, devrait accéder à cette requête dans la mesure où personne d’autre n’a demandé à récupérer le corps - ce qui ne manque pas d’étonner puisque Kim Jong-Nam s’était exilé avec sa famille.

Attention chinoise

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