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Via un communiqué de presse publié ce jeudi sur son site, l'Académie française tacle durement l'écriture inclusive qu'elle voit comme "une aberration". "La langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures", écrit-elle encore.

Pour rappel, l'écriture inclusive a pour but de permettre une représentation plus juste entre les hommes et les femmes dans un texte. Plutôt que d'utiliser le substantif "auteur" pour une femme, on écrira "auteure". De même, lorsque une notion englobe à la fois des hommes et des femmes, on s'assurera que les femmes soient elles aussi graphiquement présentes. Ex : "Tou·te·s les citoyen·nne·s âgé·e·s de 18 ans ont le droit de vote en Belgique".

Pour l'Académie française, "la démultiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité".

Certaines féministes, qui prônent l'usage de l'écriture inclusive, ont aussitôt réagi après le communiqué de l'Institution, peut-on lire sur Le Figaro.

En France, la prestigieuse institution est la garante de la langue puisqu'elle en codifie les usages. Mais, comme l'explique Le Monde, l'Académie n'a qu'une autorité morale, c'est-à-dire que rien n'oblige les Français à suivre ses règles. Depuis quelques années, l'écriture inclusive fait peu à peu son apparition dans les médias ou dans les institutions publiques. Il apparaît donc peu probable que, tout à coup, tout ce petit monde se mette à faire marche arrière.

Entre les adeptes de cette forme d'écriture et ceux qui y sont catégoriquement opposés, les débats ne sont donc pas près de s'arrêter.