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L'accord que l'Iran a signé avec le Brésil et la Turquie est techniquement impossible à mettre en oeuvre, car le délai imparti --un an-- pour enrichir de l'uranium est trop court, a jugé un diplomate occidental lundi.

Cet accord "est techniquement irréalisable. Les Iraniens veulent que le combustible soit produit d'ici un an, mais il faudrait au moins un an et demi" pour y parvenir, a expliqué ce diplomate qui s'exprimait sous couvert d'anonymat.

L'accord, signé le 17 mai à Téhéran, prévoit l'échange en Turquie de 1.200 kg d'uranium iranien faiblement enrichi (3,5%) contre 120 kg de combustible enrichi à 20% fourni par les grandes puissances et destiné au réacteur de recherche nucléaire à des fins médicales de Téhéran.

Avec cet accord, la République islamique veut rassurer la communauté internationale sur son programme nucléaire. Malgré les dénégations du régime islamique iranien, qui affirme que son programme nucléaire est purement civil et pacifique, les grandes puissances et l'ONU soupçonnent l'Iran de vouloir se doter de l'arme atomique.

Lundi, l'Iran a remis la lettre de notification de l'accord tripartite signée par le chef de l'Organisation de l'énergie atomique iranienne (AIEA), Ali Akbar Salehi, au cours d'une réunion à la résidence du directeur général de l'AIEA à Vienne.