International Le Parlement européen se penche lundi sur l’"affaire Martin Selmayr". Sa nomination éclair au poste de secrétaire général de la Commission provoque des remous.

Midi et des poussières. Le porte-parole de la Commission européenne Alexander Winterstein s’installe derrière le pupitre de la salle de presse du Berlaymont. "Bonjour et bienvenue au midday briefing du lundi 26 février 2018" , entame l’Autrichien sans se douter du cauchemar qui l’attend. "Ne criez pas tous en même temps" , lance-t-il, cinq minutes plus tard. Debout, seul, stoïque mais pris de court, il fait le décompte des mains levées dans une salle chauffée à blanc. "Un, deux, trois, quatre, cinq, six…" L’heure est au "damage control" .

Publié la veille par le journaliste de "Libération", Jean Quatremer, l’article au sujet de la nomination-éclair, le 21 février, du chef de cabinet du président Juncker, Martin Selmayr, au poste de secrétaire général de la Commission, a fait l’effet d’une bombe dans la "Brussels bubble" - le microcosme des politiques, fonctionnaires et correspondants européens. Martin Selmayr, surnommé le "Monstre" (même par son patron), aurait été parachuté de manière, disons, peu conventionnelle à la tête de la puissante administration européenne. Ou comment l’institution gardienne des traités aurait tordu ses règles pour catapulter l’Allemand de 47 ans en tant que "numero uno" de 33 000 fonctionnaires.

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