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L'armée ukrainienne a dénoncé lundi une attaque rebelle "avec des mortiers et des chars" contre ses positions à 10 kilomètres du port stratégique de Marioupol, au sud de la ligne de front dans l'Est rebelle de l'Ukraine.

L'attaque vise le village de Chirokiné, à l'est de Marioupol, dernière grande ville sous le contrôle de Kiev dans la zone du conflit. La prise de ce port serait une étape clé dans la création d'un pont terrestre entre la Russie et la péninsule ukrainienne de Crimée, annexée il y a un an par Moscou.

"En utilisant des mortiers de 120 mm, des chars et des unités d'infanterie, les rebelles cherchent à évincer nos unités de Chirokiné", a indiqué l'armée ukrainienne dans un communiqué, dénonçant une "violation grossière" des accords de paix signés le 12 février à Minsk, qui prévoient une trêve et le retrait des armes lourdes de la ligne de front.


L'Otan dénonce la "militarisation" de la Crimée un an après l'annexion par la Russie

Le commandant des troupes de l'Otan en Europe, Philip Breedlove, a dénoncé la "militarisation" de la Crimée, péninsule ukrainienne annexée il y a un an par la Russie qui accueille désormais des missiles de croisière couvrant toute la zone de la mer Noire. "La Russie y déploie des systèmes très sophistiqués (...) Nous y voyons des systèmes de missiles sol-air qui couvrent 40% de la mer Noire. Il y a des missiles de croisière qui couvrent pratiquement toute la mer Noire", a déclaré le général américain dans un entretien diffusé dimanche soir avec la télévision ukrainienne 1+1 et dont l'AFP a obtenu lundi la version originale en anglais. "Nous voyons que la Crimée est devenue une plate-forme de projection militaire", a-t-il poursuivi.

Ce territoire a été annexé en mars après trois semaines d'occupation par les forces russes et à la suite d'un référendum qui n'a pas été reconnu par Kiev et la communauté internationale.

Le rattachement de la Crimée a été suivi d'un conflit armé dans l'est de l'Ukraine entre les séparatistes prorusses et l'armée ukrainienne qui a fait plus de 6.000 morts en onze mois.