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L'artiste Mikis Theodorakis est devenu une figure vantée par l'extrême-droite

Angélique Kourounis Correspondante en Grève
L’artiste Mikis Theodorakis est devenu une figure vantée par l’extrême-droite
©AFP

Quelle ironie ! Lui qui a chanté "La libération de la Grèce de la dictature des colonels, les yeux tournés vers le Chili de Pinochet en 74", lui qui a été arrêté, torturé, emprisonné par cette dictature, lui qui était le symbole de cette Grèce qui résiste, de cette Grèce, qui durant les années de plomb, était du mauvais côté du bâton, lui, Mikis Théodorakis, le compositeur génial de "Zorba le Grec", se retrouve aujourd'hui adulé par les admirateurs de cette dictature des colonels. Le parti néo-nazi Aube Dorée le célèbre en effet pour avoir pris la tête de la manifestation nationaliste opposée à tout compromis avec "l'ex-république yougoslave de Macédoine" sur la question du nom.

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