International Le FPÖ est à la base d'une mesure controversée en Autriche.

Depuis le 1er août, l'Autriche a testé sur deux tronçons d'autoroute une augmentation de la vitesse maximale jusqu'à 140 km/h (au lieu de 130 km/h). Cette mesure pilote a été mise en place par le ministre FPÖ (parti d'extrême droite) de l'infrastructure, Norbert Hoffer. Une phase de test qui a été vivement critiquée et contestée dans le pays.

"Les besoins de mobilité augmentent et les voitures comme les infrastructures sont de plus en plus sûres, a déclaré Norbert Hofer, qui s'était porté candidat à la présidence en 2016. "Beaucoup de conductrices et de conducteurs veulent arriver plus vite à destination et doivent pouvoir le faire."

La phase de test devrait continuer jusqu'au début de l'année prochaine. Porte-parole de l’association de défense de l’environnement VIRUS, Wolfgang Rehm critique ouvertement cette mesure dans les colonnes du Monde: "C'est une mesure néfaste en matière de santé publique et d’objectifs carbone. On sait aussi que quand on roule à toute allure, le nombre de morts sur la chaussée augmente, donc c’est un très mauvais signal." Il pointe également du doigt le fait que cette augmentation de la vitesse maximale sur les autoroutes sert surtout à remplir des aspirations purement électoralistes.

En 2006, lorsque le FPÖ était (déjà) au pouvoir, il avait tenté d'augmenter la limitation de vitesse à... 160 km/h avant de se raviser. Entre 2010 et 2017, l'Autriche a vu le nombre de tués sur ses routes baisser de 25% . Les écologistes craignent que cette courbe ne s'inverse si le FPÖ décide de ne pas changer sa disposition d'un iota. Ils ont aussi dénoncé "une manœuvre populiste, visant à détourner l’attention des électeurs."