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Le quotidien Libération dresse le portrait cette semaine de Randall Schwerdorffer, l'avocat de Jonathan Daval.

Mis en examen pour "meurtre sur conjoint", ce dernier avait avoué avoir tué son épouse Alexia, "la joggeuse".

Il avait fallu que le corps d'Alexia soit découvert brûlé dans un bois de Haute-Saône pour que cet informaticien français de 34 ans reconnaisse qu'il l'avait tuée.

Dans cette interview, Me Schwerdorffer affirme ne pas maîtriser tous les codes de la communication face aux médias. "A chaque fois que je m’exprime, je crée une nouvelle polémique sans le vouloir." Difficile à la lecture de l'article de ne pas lui donner raison.

Concernant le couple Daval, il estime qu'ils étaient "des gens qui n'étaient pas faits pour être ensemble". Il décrit son client comme un "jeune garçon sensible", un "type formidable d’une grande émotivité" qui a "de façon accidentelle occasionné la mort de son épouse". Alexia avait selon lui une "personnalité écrasante".

"Cette fille-là, à son âge et vu ses attentes, il lui fallait un mec. Un vrai mec. Un mec qui assurait. Et elle, elle lui reprochait : 'T’es impuissant, tu bandes pas, t’es une merde.'"

Me Schwerdorffer évoque également l'affaire Weinstein. "Tenter sa chance avec une femme, se rencontrer, risque de devenir impossible. C’est un vrai sujet, peut-être plus important que l’affaire Daval. Le féminisme au ras des pâquerettes de [Marlène] Schiappa a déformé nos propos pour faire un coup politique", explique-t-il en référence à la secrétaire d'Etat à l'égalité entre les femmes et les hommes qui l'avait accusé de légitimer le féminicide.

Cette dernière appartient à La République en Marche et pourrait un jour croiser l'avocat qui a rejoint le parti d'Emmanuel Macron l'an passé avec des visées électoralistes.