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Le groupe jihadiste a publié une nouvelle vidéo sur les réseaux sociaux, montrant quelques fanatiques détruire les collections archéologiques d'un musée à Ninive, dans le nord de l'Irak. Des sculptures assyriennes (certaines pouvant dater de 7 siècles avant notre ère), des reproductions et des plâtres sont renversés sur le sol et sont fracassés à coups de marteau. Et comme si cela ne suffisait pas, les parties intactes subissent les assauts d'un marteau-piqueur.

Le commentaire accompagnant ces images fustige l’idolâtrie et explique qu'il s'agit de respecter l'injonction du prophète qui, à son retour de La Mecque, aurait demandé à sa communauté de retirer les statues et reliques proches de la Kaaba (lieu en Arabie saoudite vers lequel les musulmans se tournent pour prier) car elles constitueraient des objets d'adoration.

La démarche est d'autant plus absurde qu'il semble peu probable qu'un croyant se rende dans un musée pour se recueillir auprès de vestiges archéologiques...

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Des millénaires d'Histoire ont donc été détruits en quelques minutes, comme les fameux taureaux ailés qui servaient à garder l'entrée des palais assyriens.

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Les islamistes s'en prennent régulièrement à des vestiges architecturaux et monuments historiques. En 2012, de telles pratiques perpétrées à Tombouctou avaient énormément fait réagir la communauté internationale après que de nombreux tombeaux et mausolées anciens aient été détruits. Les intégristes se référaient à la principale sourate du Coran, "Il n'est de Dieu que Dieu"; aucune autre entité ne peut donc recevoir les prières de croyants.


L'UNESCO pour une réunion de crise du Conseil de sécurité

La directrice générale de l'UNESCO a demandé jeudi une réunion de crise du conseil de Sécurité des Nations unies après les destructions par les djihadistes de l'Etat islamique (EI) de sculptures pré-islamiques au musée de Mossoul dans le nord de l'Irak. "Cette attaque est bien plus qu'une tragédie culturelle, c'est également une question de sécurité parce qu'elle alimente le sectarisme, l'extrémisme violent et le conflit en Irak", a dénoncé la responsable de l'UNESCO Irina Bokova dans un communiqué après la diffusion d'une vidéo mise en ligne par l'EI.

"C'est pourquoi j'ai immédiatement contacté le président du Conseil de sécurité pour lui demander de convoquer une réunion d'urgence du conseil sur la protection du patrimoine irakien en tant qu'élément faisant partie intégrante de la sécurité du pays", a-t-elle précisé.

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