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Des scientifiques français mettent en cause jeudi une étude suisse publiée dans la revue `Nature´, selon laquelle les pièces de 1 et 2 euros présenteraient des risques pour les personnes allergiques au nickel (LLB 12/09/2002). Thomas Govers et Paul-Guy Fournier du CNRS (Centre national de la recherche scientifique), co-auteurs d'un article sur `la contamination par le nickel et d'autres métaux lors de la manipulation des pièces de monnaie´, indiquent que `les tests utilisés par les chercheurs de Zurich ne sont pas appropriés pour évaluer le risque allergique dû au nickel. En effet, il s'agit de tests de solubilisation sur des périodes longues alors que la manipulation courante d'une pièce de monnaie ne dure que quelques secondes. Dans ce cas, le transfert de contamination métallique est surtout dû au frottement et non pas à un phénomène de dissolution´.Selon les chercheurs français, `des tests qui simulent de manière réaliste la manipulation journalière montrent que les pièces de 1 et 2 euros transfèrent environ deux fois moins de nickel que les anciennes pièces françaises en nickel´. `Notre article (...) montre que si l'on évalue l'ensemble des pièces euro, toutes dénominations confondues, celles-ci transfèrent quatre fois moins de nickel aux mains que les francs français´, affirme M. Govers. (AFP)

© La Libre Belgique 2002