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Le ministre irakien de l'Intérieur a affirmé lundi que les forces irakiennes avaient suspendu les combats en cours pour reprendre la ville de Tikrit au groupe Etat islamique, afin de limiter les pertes et protéger les infrastructures. 

Il n'a pas précisé en quoi suspendre les combats contre les jihadistes et s'en tenir à un siège prolongé permettrait d'atteindre ces deux objectifs, à moins que les forces irakiennes n'obtiennent un appui extérieur supplémentaire, aérien notamment.

Le ministre de l'Intérieur Mohammed al-Ghabbane dirige les forces de son ministère, mais ce n'est pas lui qui supervise l'opération massive en cours à Tikrit, où l'Irak a mobilisé plus de 20.000 hommes, policiers, soldats, miliciens, membres des forces kurde ou de tribus sunnites.

Il se peut que la myriade de groupes impliqués ait d'autres stratégies.

"Il ne reste plus aujourd'hui (à reconquérir NDLR) qu'un toute petite partie de la ville, à savoir le centre, " a assuré M. Ghabbane lors d'une conférence de presse à Samarra, dans le nord de Bagdad.

Ce constat d'une reprise de la plupart de la ville contraste avec les combats en cours pendant le week-end entre les jihadistes et les forces gouvernementales dans le nord de Tikrit, dans la zone de Qadissiyah.