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L'Iran a accueilli mardi avec scepticisme l'offre de Donald Trump de rencontrer les dirigeants iraniens "quand ils veulent", les principaux leaders du pays s'abstenant d'ailleurs de réagir dans l'immédiat à cette proposition. Malgré son hostilité déclarée au régime iranien, qui s'est notamment matérialisée par la sortie des Etats-Unis de l'accord sur le nucléaire iranien, M. Trump a semblé lundi ouvrir la porte à des discussions au plus haut niveau, sans conditions préalables.

Les réactions ont été globalement très négatives dans les cercles politiques iraniens, le vice-président du Parlement Ali Motahar affirmant à l'agence Fars que discuter avec M. Trump "serait une humiliation".

"L'Amérique n'est pas fiable", a renchéri le ministre de l'Intérieur Abdolreza Rahmani Fazli, selon Fars. "Après son retrait arrogant et unilatéral de l'accord nucléaire, comment peut-on lui faire confiance ? "

Sur Twitter, un conseiller du président iranien Hassan Rohani a assuré que toute discussion avec les Etats-Unis devait commencer par "le respect de la grande nation iranienne, la réduction des hostilités et le retour des Etats-Unis dans l'accord nucléaire" de 2015, a estimé Hamid Aboutalebi .

Peu avant les propos de M. Trump, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères avait, lui, considéré comme "impossibles" des pourparlers avec l'administration américaine actuelle.