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Le candidat en exil à l'élection présidentielle congolaise Moïse Katumbi conteste avoir voyagé avec un passeport falsifié et dénonce une manœuvre du régime de Joseph Kabila. Il avait été intercepté à Brussels Airport mercredi 13 juin alors qu'il tentait de se rendre à Moscou pour la cérémonie d'ouverture de la Coupe du monde de football. Selon le porte-parole de l'homme politique et riche entrepreneur congolais, Moïse Katumbi disposait des visas nécessaires pour se rendre à Moscou depuis Israël mais son passeport semi-biométrique aurait été retiré du système.

"Suite à la décision des autorités congolaises de retirer les passeports semi-biométriques, M. Katumbi avait introduit une demande en bonne et due forme de passeport biométrique auprès de l'ambassade de la République démocratique du Congo en Belgique", affirme le cabinet de l'opposant en exil. "Cette demande avait été refusée par le régime de Kinshasa sans aucune raison valable."

L'entourage de l'homme d'affaires conteste donc la version selon laquelle une fausse page d'identité avait été jointe au passeport, indiquant une profession incorrecte. Il voit cependant dans cet incident un "acharnement continu du pouvoir" contre l'opposant politique et une violation du droit de ce dernier à disposer d'un passeport.

Moïse Katumbi, candidat aux élections du 23 décembre, s'est vu entre-temps octroyer un permis de séjour par les autorités belges.

Les prochaines élections doivent désigner un successeur à M. Kabila. La Constitution interdit à ce dernier, au pouvoir depuis 2001 et dont le mandat a expiré le 20 décembre 2016, de se représenter. Ses détracteurs l'accusent de chercher des solutions pour rester au pouvoir.