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Les ministres des Finances de l'Union européenne ont formellement retiré mardi huit pays de la "liste noire" des paradis fiscaux qu'ils avaient établie en décembre dernier. Ces juridictions, désormais placées sur une "liste grise", se sont engagées à prendre des mesures de bonne conduite en matière fiscale, a-t-on appris auprès de diplomates européens.

Avec l'élaboration d'une liste noire, l'UE entendait montrer qu'elle ne restait pas inactive après les séries de révélations sur des pratiques d'évasion fiscale, telles que les Panama et les Paradise Papers.

La publication le 5 décembre dernier de cette liste avait pour objectif de mettre la pression sur les juridictions concernées afin qu'elles collaborent davantage.

Après un mois et demi, cette stratégie semble porter ses fruits. Les ministres ont donc décidé de retirer la Barbade, Grenade, la Région administrative spéciale de Macao (Chine), la Mongolie, le Panama, la Tunisie, la Corée du Sud et les Emirats arabes unis de la liste noire pour les placer sur une liste grise.

Ces différentes juridictions ont pris des engagements de bonne conduite en matière fiscale considérés comme suffisants par les Européens.

"C'est un processus technique réalisé sur base de critères objectifs", a expliqué un diplomate européen, sans toutefois donner plus de détails sur la nature des engagements pris par les pays concernés. "Mais les garanties sont assez importantes", a-t-il précisé. Les entités placées sur la liste grise feront de surcroît toujours l'objet d'une "surveillance étroite".

Neuf juridictions figurent par ailleurs encore sur la liste noire dressée par l'UE : les Samoa américaines, Bahreïn, Guam, les îles Marshall, la Namibie, Palaos, Sainte-Lucie, Samoa et Trinité-et-Tobago.