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Les ministres européens des Finances ont à nouveau touché, mardi, à la "liste noire" européenne des pays qui ne font pas - ou peu - d'efforts pour contrer la fraude et l'évasion fiscales. Sur la liste, publiée pour la première fois en décembre 2017, figurent encore neuf pays.

Il y a trois mois, les pays européens ont placé dix-sept pays sur leur toute première liste commune de pays qu'ils considèrent comme des paradis fiscaux. En janvier, huit pays ont déjà été enlevés de la liste, et ce mardi, Bahrein, les Îles Marshall et Sainte-Lucie ont également été rayés.

Carte des différents paradis fiscaux

Zoomez ou allez dans le menu à gauche de la carte pour plus de détails. En rouge, les pays ajoutés à la liste ce mardi.

Dans le même temps, trois nouveaux pays ont été ajoutés à la liste: les Bahamas, Saint-Christophe-et-Niévès et les Îles Vierges américaines. Ils font partie d'un groupe d'îles caribéennes touchées en septembre 2017 par plusieurs ouragans et qui avaient obtenu un sursis de l'UE pour prouver qu'ils s'attaquent réellement à l'évasion fiscale. Trois pays n'ont pas pu donner des garanties aux ministres européens et sont donc ajoutés à la liste. Quatre autres pays ont été placés mardi sur la "liste grise" européenne.

Une longue liste grise

Sur cette liste grise se trouvent une soixantaine de pays qui se sont engagés "au plus haut niveau politique" à lutter contre la fraude fiscale mais dont les pays européens estiment qu'ils doivent encore être suivis de près.

Les Etats membres européens essaient aussi de contrer les critiques par rapport au fait que les critères qu'ils appliquent pour mettre des pays sur liste noire ou grise seraient opaques. En publiant les lettres envoyées par le groupe de travail compétent à ces pays, ils espèrent faire preuve de plus de transparence. L'UE cherche aussi la permission des pays concernés pour publier leurs engagements.