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Comment attiser aiguiser européen des Balkans, sans faire de promesses précises quant à leur adhésion à l'Union? Tel était le défi du sommet européen dédié (théoriquement) à la région, organisé ce jeudi à Sofia. “L’UE réaffirme son soutien non équivoque pour la perspective européenne des Balkans de l’Ouest”, peut-on donc lire dans la déclaration adoptée par les chefs d'Etat et de gouvernement des Vingt-huit, et par ceux de l'Ancienne république yougoslave de Macédoine, de la Serbie, du Monténégro, de l’Albanie, de la Bosnie-Herzégovine et le du Kosovo.

Donald Trump en vedette américaine

Sous l’impulsion de la Bulgarie, qui assure la présidence de l’UE, cette rencontre devait vendre l’enthousiasme européen à l’égard de la région, condamnée à patienter dans la salle d’attente de l’Union et courtisée par la Russie, la Turquie et la Chine. "Ce sommet est peut-être un acte symbolique, mais il peut à nouveau déclencher un peu plus de dynamisme", a plaidé le chancelier autrichien Sebastian Kurz.

A la vérité, à Sofia, les Vingt-huit avaient un peu la tête ailleurs. Mercredi soir, les leaders européens ont passé le dîner à discuter des décisions prises par le président Donald Trump – le retrait de l’accord sur le nucléaire iranien, la menace de taxer les importations d’acier européens – qui endommagent le lien transatlantique. L’Américain a, en quelque sorte, volé la vedette aux pays des Balkans.

Cela faisait pourtant plus de quinze ans qu’un sommet européen n’avait plus été consacré à ces derniers. Ils pourront se consoler avec l’idée que le prochain sera organisé en Croatie dès 2020.(...)