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Le Conseil des ministres a décidé ce vendredi de déployer davantage de soldats en Irak, dans le cadre de l’opération "Inherent Resolve", l’opération menée en Irak et en Syrie contre l’Etat islamique par une coalition internationale dirigée par les Etats-Unis.

La demande à la Belgique a été faite par le secrétaire américain à la Défense, James Mattis.

Jusqu’à présent, l’armée belge disposait de 43 soldats qui formaient l’armée irakienne et les peshmergas kurdes dans le nord du pays. Leur nombre sera porté à 80 à partir du mois de mai. 

Le Conseil des ministres, sur proposition du ministre de la Défense Steven Vandeput, a aussi décidé aujourd’hui d’engager 30 soldats du Génie pour améliorer les conditions de vie et d’opérations à l’aéroport d’Erbil, dans le Kurdistan irakien. En novembre, quatre soldats supplémentaires seront détachés pour participer à la planification de la reconstruction de l’Irak.

Les soldats viendront du 11e bataillon du Génie de Burcht. Ils seront donc néerlandophones. L’aéroport d’Erbil est "la principale base aérienne de la coalition internationale", précise un porte-parole de l’armée belge.

Continuer à aider l'Irak

Les Occidentaux confirment donc leur volonté de continuer à aider l’Irak à combattre Daech et même au-delà, dans une phase de stabilisation. "Nous avons appris de ce qui s'est passé en Libye", a déclaré le ministre Vandeput à l’agence Belga. "Un effort soutenu est nécessaire pour donner à l'Irak toutes les chances d'un avenir démocratique dans lequel la terreur ne joue aucun rôle".

En revanche, la situation est moins claire en ce qui concerne la Syrie, où les occidentaux n’ont jamais été invités par Damas, contrairement à l’armée russe. En Syrie, des forces spéciales américaines, françaises et britanniques aident les Forces démocratiques syriennes (FDS), une coalition de combattants dominée par les Kurdes et soutenue par Washington.

Début avril, le président américain Donald Trump avait affirmé souhaiter un retrait "très bientôt" des 2.000 soldats américains actuellement déployés en Syrie.

Les Forces démocratiques syriennes ont annoncé mardi le lancement de la phase "finale" de leur offensive contre l'EI dans l'est du pays. Selon des estimations citées par l'état-major français er reprises par l’AFP, quelque 2.000 jihadistes de l'EI seraient encore retranchés dans les dernières emprises territoriales du groupe. Ils se trouvent à proximité de la frontière irakienne.