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La Birmanie a accepté une visite du Conseil de sécurité de l'ONU après des mois de résistance, mais sans établir clairement si les ambassadeurs onusiens pourront se rendre dans l'Etat Rakhine, a indiqué lundi le président en exercice du Conseil. Près de 700.000 membres de la minorité musulmane Rohingya qui vivaient dans l'ouest de la Birmanie, pays à forte majorité bouddhiste, ont fui en masse depuis août vers le Bangladesh, sous la menace de l'armée birmane.

Le Conseil de sécurité avait proposé une visite en février, mais le gouvernement birman avait jugé que ce n'était "pas le bon moment" pour envisager un tel déplacement. L'ambassadeur péruvien Gustavo Meza-Cuadra, président en exercice du Conseil, a indiqué que les détails de la visite devaient encore être finalisés, et notamment le fait de savoir si le Conseil de sécurité serait autorisé à se rendre dans l'Etat Rakhine.

"Evidemment nous sommes intéressés par l'Etat Rakhine", a ajouté M. Meza-Cuadra. "Il n'y a rien de mieux qu'une visite sur le terrain pour se rendre compte", a-t-il ajouté.

Le Conseil envisage une visite dans le camp de réfugiés de Cox Bazar, mais aucune date n'a été annoncée. La Birmanie dément avec véhémence toute accusation de nettoyage ethnique, ainsi qu'évoqué par l'ONU, expliquant n'avoir fait que réagir aux attaques des rebelles musulmans.

Les Rohingyas sont la plus grande population apatride du monde, depuis qu'ils ont été privés de la nationalité birmane en 1982.