International Transparency International vient de dévoiler le classement de la corruption dans le monde.

L'ONG Transparency International a publié une carte des gouvernements pays les plus corrompus, en partant de ceux qui s'en sortent le mieux jusqu'aux mauvais élèves. Sur base d'avis d'experts, chaque pays reçoit un indice : un chiffre compris entre 0 (haute corruption) et 100 (absence de corruption).

Il ressort cette année des analyses que plus de deux tiers des pays ont marqué un score en dessous de 50, avec une moyenne de 43. Les experts ont également constaté une baisse générale des efforts mis en oeuvre pour éradiquer la corruption.

De la Nouvelle-Zélande à la Somalie

La Nouvelle-Zélande et le Danemark se trouvent sur les premières marches du podium, avec des scores respectifs de 89 et 88. La Syrie, le Sud Soudan et la Somalie sont les mauvais élèves du classement, avec des indexes de 14, 12 et 9. L'Europe de l'Ouest est la région du monde la mieux classée, avec une moyenne de 66. De l'autre côté, se retrouvent l'Afrique Sub-Saharienne (32), l'Europe de l'Est et l'Asie centrale (34).

La Belgique ne s'en sort pas trop mal, à la 16ème position sur 180 avec un score de 75, tout comme les Etats-Unis et l’Autriche.

Depuis 2012, quelques pays ont fait des efforts significatifs, comme le Royaume-Unis, la Côte d’Ivoire et le Sénégal. Alors que l'Australie, la Syrie et le Yémen sont redescendus dans le classement.


Non présentés cette année, les critères d'évaluation étaient expliqués en 2010. Pour calculer l'index, les experts s’appuyaient sur différentes évaluations et enquêtes d'opinions dans les entreprises, menées par des institutions indépendantes. Les informations contenues étaient liées aux aspects politiques et administratifs de la corruption. Les questions posées concernaient la corruption des fonctionnaires, le versement de pots-de-vin dans le cadre d’attribution de marchés publics, le détournement de fonds publics et les mesures prises en matière de lutte contre le phénomène. Pour que l'indice soit calculé, il fallait au minimum trois sources d’informations différentes. 

Corruption et restriction de la liberté de la presse

Les recherches ont montré que les pays les plus corrompus étaient aussi ceux où la protection de la presse et des organisations non gouvernementales était la plus minime. En moyenne, 9 journalistes sur 10 ont été tués dans un pays où l'index était en dessous de 45.

Pour Patricia Moreira, directrice générale de l'ONG Transparency International, "aucun activiste ou reporter ne devrait avoir peur pour sa vie quand il dénonce la corruption. Etant donné les mesures de répression actuelles, tant contre la société que contre les médias dans le monde entier, nous devons faire plus pour protéger ceux qui osent dénoncer".