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Le pouvoir parle de lutte contre les "fake news" et la cybercriminalité.

N’importe quel internaute voulant exercer ses droits fondamentaux pourra être poursuivi et condamné à payer une amende ou même à faire de la prison", dénonce Mohammed Anouar Sadate, ancien député de l’opposition et neveu de l’ex-président égyptien Sadate.

En l’espace de deux semaines, le chef de l’État, Abdel Fattah al Sissi, a promulgué deux lois très controversées. La première, censée lutter contre la diffusion de "fausses informations", permet aux autorités de poursuivre en justice n’importe quel utilisateur de réseaux sociaux qui compte plus de 5 000 abonnés. Depuis la réélection du Président avec 97 % des voix en mars dernier, une dizaine de journalistes et blogueurs ont été arrêtés pour diffusion de fausses informations, selon le Comité de protection des journalistes. Ce même motif sert de justification à l’emprisonnement depuis quatre mois d’une féministe qui avait publié une vidéo où elle s’insurgeait du harcèlement de rue.