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La nomination de l’ancien président José Manuel Barroso, comme conseiller de la banque d’affaires Goldman Sachs avait écorné l’image de la Commission. De même que le passage de l’ex-commissaire à la Concurrence, Neelie Kroes, comme conseillère d’Uber. La Néerlandaise avait par ailleurs négligé, lorsqu’elle était commissaire, de faire part du fait qu’elle était directrice d’une société offshore aux Bahamas.  

A la suite de ces scandales, le président Juncker avait promis, lors de son discours sur l’état de l’Union, de réformer le code de conduite des commissaires. Cette réforme, adoptée par le collège, mercredi, entre en vigueur immédiatement. Le nouveau code prévoit notamment d’allonger de dix-huit mois à deux ans (trois pour le président) la période au cours de laquelle les ex- commissaires doivent informer la Commission avant d’accepter une nouvelle fonction - ce qui peut leur être refusé. 

Le code définit également, pour la première fois, ce qu’est un conflit d’intérêts. Un commissaire, coupable de violation des nouvelles règles éthiques sera publiquement réprimandé, stipule le nouveau code. L’ONG Corporate Europe Observatory note que la réforme comprend "des éléments positifs", mais estime qu’elle ne suffira pas pour prévenir des conflits d’intérêts.