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Pour la Cour suprême espagnole, la décision de justice allemande qui a libéré Carles Puigdemont "manque de rigueur". Plusieurs indices vont dans le sens des accusations à l'encontre du président catalan déchu et d'autres dirigeants séparatistes poursuivis pour rébellion, a indiqué mardi la section d'appel de la Cour suprême espagnole à Madrid. 

Arrêté par la police allemande à la demande de l'Espagne, Carles Puigdemont avait été libéré le 6 avril par le tribunal du Schleswig-Holstein (nord de l'Allemagne). 

Ce dernier avait considéré que les charges pour "rébellion" n'étaient pas étayées au regard du droit allemand car elles supposeraient que des faits de violence aient été commis.

A l'occasion de l'examen d'un recours du séparatiste Jordi Sanchez, incarcéré en Espagne également sous le chef de rébellion, les juges espagnols ont durement critiqué la décision allemande. 

La comparaison que cette dernière fait entre une protestation contre l'élargissement de l'aéroport de Francfort et l'organisation d'un référendum illégal n'est pas pertinente, à leur estime.

Tandis que Jordi Sanchez conteste tout recours à la violence, la Cour suprême espagnole affirme que pousser deux millions de Catalans à participer à un référendum anticonstitutionnel s'apparente bien à de la violence.

En Espagne, Carles Puigdemont est toujours sous contrôle judiciaire dans l'attente de l'examen au fond de la demande d'extradition pour détournement de fonds publics.