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La France "dément formellement" les informations selon lesquelles Paris aurait refusé à la délégation syrienne se rendant en Suisse une autorisation de survol de son territoire, autorisation qui devait être accordée lundi après-midi, selon le ministère français des Affaires étrangères. "La demande est en cours de traitement et l'accord sera transmis en début d'après-midi", a déclaré à l'AFP le Quai d'Orsay.

Selon une source diplomatique, la demande de survol n'a été reçue qu'en fin de semaine dernière et les délais de traitement par l'administration française pour un accord lundi sont normaux.

Un haut responsable du ministère syrien des Affaires étrangères avait au préalable affirmé à l'AFP que les autorités françaises avaient interdit le survol de leur territoire à l'avion devant transporter mardi sa délégation à la conférence de paix de Genève II. Ce haut responsable avait jugé que la position française traduisait une volonté de Paris de faire "tout son possible pour faire échouer la Conférence de Genève".

L'Iran ira à Genève II mais refuse les conditions préalables

L'Iran, principal allié régional du régime syrien, a annoncé lundi sa participation à la conférence de paix sur la Syrie dite Genève II, tout en refusant la condition préalable d'accepter la création d'un gouvernement de transition. L'opposition syrienne avait menacé de boycotter cette conférence si la république islamique y était conviée. "Sur la base de l'invitation officielle (du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon), l'Iran participera à cette conférence sans condition préalable", a déclaré la porte-parole de la diplomatie Marzieh Afkham citée par l'agence officielle Irna.

L'Iran s'est engagé à jouer "un rôle positif et constructif" pour mettre fin au conflit syrien, a affirmé dimanche M. Ban en annonçant son invitation à Téhéran.

Mais Washington, Paris et Londres ont martelé lundi que, pour pouvoir participer à Genève II à partir de mercredi, Téhéran devait accepter le communiqué adopté à Genève le 30 juin 2012 appelant à un gouvernement de transition en Syrie. Pour la Russie, autre allié de Damas, l'absence de l'Iran à la conférence serait une "erreur impardonnable".

Et l'opposition syrienne a menacé de se retirer de la conférence si l'invitation à l'Iran était maintenue.

"Les accords précédents qui étaient en ligne avec les intérêts des pouvoirs étrangers et des (groupes) réactionnaires dans la région ne peuvent pas être la base des prochaines négociations, et la décision du peuple syrien sera déterminante", a pour sa part affirmé lundi le général Massoud Jazayeri, l'adjoint du chef d'état-major des forces armées iraniennes.