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Le numéro deux de la banque centrale américaine, Stanley Fischer, a estimé qu'une victoire à l'élection présidentielle en France d'un candidat favorable à une sortie de l'euro serait "une très grosse affaire" pouvant entraîner "des perturbations" financières. Interrogé sur la chaîne CNBC, en marge des réunions de printemps du FMI et de la Banque mondiale à Washington, le vice-président de la Fed a relevé que l'élection française comportait "des candidats qui disent qu'ils veulent sortir la France de l'euro".

"Vu que le partenariat franco-allemand est une partie absolument cruciale du projet européen, ce serait une très grosse affaire et il sera très difficile de savoir comment cela se passerait", a affirmé M. Fischer.

"On doit penser à cette possibilité et commencer à réfléchir", a-t-il ajouté, précisant que la banque centrale américaine "prêtait attention à ce qui se passe à l'étranger (...) et à l'impact possible" sur les Etats-Unis.

"Nous savons que des perturbations pourraient intervenir", a-t-il averti.

L'ancien ministre centriste Emmanuel Macron et la candidate d'extrême droite Marine Le Pen, partisane d'une sortie de l'euro, sont en tête au coude-à-coude avant le premier tour des élections présidentielles de dimanche, selon les sondages. Ils sont suivis de près par le candidat de la droite François Fillon et celui de la gauche radicale, Jean-Luc Mélenchon.