International Suspecté de participation aux attentats du 13 novembre 2015 à Paris, le Bruxellois est écroué en Belgique.

Yassine Atar, frère d’Oussama Atar, soupçonné d’être l’un des organisateurs des attentats de Paris et Bruxelles, a fait l’objet, durant le mois d’août, d’un mandat d’arrêt européen délivré par la France, dans le cadre du dossier des attaques du 13 novembre 2015, indique une source proche du dossier.

Lundi, la chambre du conseil de Bruxelles a ordonné la mise en exécution de ce mandat d’arrêt européen, une information que confirme le porte-parole du parquet fédéral, Thierry Werts. Cela signifie que Yassine Atar pourrait bientôt être remis à tout moment à la France, afin d’y être jugé pour son rôle présumé dans cette enquête. Il est inculpé de 130 assassinats, en qualité de dirigeant d’un groupe terroriste. La justice belge a encore de nombreuses questions à lui poser.

Le nom de Yassine Atar, par ailleurs cousin des frères kamikazes Ibrahim et Khalid El Bakraoui, revient avec une grande régularité dans les dossiers de terrorisme. Il est inculpé dans le cadre de deux enquêtes différentes en Belgique. La première, qui semble peu progresser, est celle d’un projet d’attentat sur la marche contre la peur, prévue puis annulée quelques jours après les attentats du 22 mars 2016 à Bruxelles. Il avait été interpellé et placé sous mandat d’arrêt à cette occasion. Face au manque de preuves, cette prévention a été abandonnée mais Yassine Atar reste inculpé comme membre d’une organisation terroriste pour son rôle présumé dans les attentats de Bruxelles.

La seconde inculpation est bien plus récente : elle date du mois de mai dernier. Les enquêteurs ont constaté que des GSM en contact avec des membres du commando des attentats de Paris (dont le Belge Abdelhamid Abaaoud) ont été achetés et activés près du domicile de Yassine Atar. De plus, deux GSM appelés par Abaaoud et sa cousine Hasna Aït Boulahcen le 15 novembre 2015 ont borné au niveau de la porte de Hal, à Bruxelles, au moment où Atar s’y trouvait.

Enfin, le Bruxellois a récemment défrayé l’actualité lorsque trois de ses proches, des Espagnols d’origine marocaine, ont été interpellés à Barcelone, en avril dernier. Ceux-ci étaient présents à l’aéroport de Zaventem, le matin même des attentats de Bruxelles, avant les explosions. Connus pour trafic de stupéfiants, ils avaient logé dans des appart-hôtels de la capitale belge loués par Yassine Atar en personne. Les avocats du suspect n’ont pas souhaité faire de commentaires.