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La frégate F931 Louise-Marie de la Marine entame lundi sa participation à l'opération Sea Guardian de l'Otan - une première pour un bâtiment belge -, qui vise notamment à lutter contre le terrorisme en mer Méditerranée, a-t-on appris dimanche de source militaire. La frégate et son équipage d'environ 160 hommes et femmes, qui ont quitté leur base d'attache, Zeebrugge, le 22 janvier dernier, ont rejoint la Méditerranée pour y effectuer une dernière période d'entraînement au "NATO Maritime Interdiction Operational Training Centre" (NMIOTC) de Souda, en Crête.

Cette formation était notamment destinée à parfaire l'entraînement des "boarding teams" (équipes d'abordage) embarquées à bord du Louise-Marie (ou plus familièrement Loma, pour les marins), a précisé la Défense sur son site internet.

L'opération Sea Guardian, dont le principe a été convenu en juillet 2016 lors du sommet de l'Otan de Varsovie, succède à la mission Active Endeavour en Méditerranée, qui était en cours depuis 2001. Elle vise notamment à assurer la connaissance de la situation maritime, à lutter contre les trafics et contre le terrorisme, à préserver la liberté de navigation et à contribuer au renforcement des capacités régionales, tout en apportant un soutien logistique à l'opération Sophia de l'Union européenne.

Le Louise-Marie doit y participer durant environ trois semaines, avant de prendre part à un exercice international de lutte contre les sous-marins et effectuer quelques visites portuaires, selon la Défense.

Son retour à Zeebrugge est prévu le 30 mars.

Il s'agit de la première participation belge à Sea Guardian. Le Loma et sa frégate jumelle, le Leopold 1, ont part contre tous les deux déjà été engagés dans Sophia.

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