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Après six mois pour le moins délicats, pour ne pas dire éprouvants, à la tête du Conseil de l’Union européenne, le Luxembourg s’apprête à passer le flambeau aux Pays-Bas. A partir du 1er janvier 2016, les Néerlandais prendront donc les rênes de l’exécutif européen, espérant endosser le rôle de "conciliateur honnête" à même d’établir des compromis parmi les Vingt-huit, alors qu’ils sont eux-mêmes confrontés à un sentiment antieuropéen grandissant chez eux.

Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, s’est dit "sans illusion" pour 2016, à propos des dossiers qui attendent l’UE l’an prochain. Outre ces défis, les Pays-Bas n’ont pourtant pas hésité à établir également leurs priorités pour cette présidence. Des promesses qualifiées de "sympathiques, pour les euroenthousiastes", par Quentin Michel, directeur de l’Unité européenne de l’Université de Liège, mais dont certaines seront difficiles à concrétiser en six mois.

1"Une politique commune en matière de frontières, d’asile et de migration." Dire que ce dossier donne du fil à retordre aux dirigeants de l’Union relève déjà du domaine de l’euphémisme. Lors du sommet des 17 et 18 décembre, les Etats membres ont (encore) échoué à mettre en place des politiques communes pour gérer ce flux migratoire. On espérait y voir un accord sur la création d’un "corps européen de gardes-frontières et de gardes-côtes", proposé par la Commission européenne. Il n’en sera rien. Les Vingt-huit devront donc trouver un terrain d’entente sur ce dossier durant la présidence néerlandaise. "Même s’il est vrai que, depuis le traité de Lisbonne, le rôle de la présidence tournante a été largement diminué, il n’empêche qu’elle garde un pouvoir d’initiative certain", précise M. Michel. Les Pays-Bas pourront donc jouer un rôle dans la conciliation des voix divergentes.

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