La Maison Blanche exhorte le Congrès à empêcher le "mur budgétaire"

AFP Publié le - Mis à jour le

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La Maison Blanche a exhorté vendredi le Congrès à agir pour empêcher que les Etats-Unis ne se heurtent en janvier à un "mur budgétaire" fait de hausse d'impôts et de baisse draconienne des dépenses publiques.

"Le gouvernement est fermement convaincu que (le +mur budgétaire+) serait une mauvaise politique et que le Congrès peut et doit agir pour l'éviter en adoptant un ensemble complet et équilibré de mesures de réduction du déficit", écrit le Bureau du budget de la Maison Blanche (OMB) dans un rapport. La perspective du "mur budgétaire" ("fiscal cliff") est rendue possible par l'accord conclu entre les démocrates et les républicains à l'été 2011 pour permettre alors un redressement du plafond légal de la dette publique américaine.

Inscrit dans la loi, cet accord prévoit que, faute d'accord d'ici à la fin de l'année entre le camp du président Barack Obama et l'opposition républicaine sur la façon de réduire la dette publique, un certain nombre de mesures de relance et de réductions d'impôt prendront fin au 1er janvier alors qu'entreront en vigueur des baisses automatiques de dépenses publiques. Selon les estimations, la baisse de la contribution économique de l'Etat qui résulterait de cette contraction budgétaire pourrait être comprise entre 3 et 5% du PIB américain.

Alors que la croissance tourne à un rythme inférieur à 2%, le Bureau du budget du Congrès (CBO) a averti fin août que le "mur budgétaire" risquait de faire replonger le pays dans la récession.

Pour l'OMB, le "mur budgétaire" n'a "jamais été conçu pour être mis en oeuvre", mais les deux partis du Congrès ne montrent aucun empressement à l'empêcher. En plus des ravages économiques et sociaux qu'elle entraînerait, cette phase d'austérité forcée risque de mettre en danger la sécurité nationale, en réduisant fortement le budget du Pentagone et d'autres ministère, ajoute son rapport.

Fixé à 16.394 milliards de dollars, le plafond légal de la dette publique américaine devrait avoir besoin d'être relevé de nouveau vers la fin de l'année, après les élections présidentielles de novembre, pour permettre à l'Etat fédéral de continuer d'assurer ses obligations vis-à-vis de ses créanciers et de ses administrés.

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