International

Cinq hommes se surnommant "la meute" ont été condamnés à la prison jeudi en Espagne pour "abus sexuels" sur une femme aux fêtes de la San Fermin, mais le crime de viol n'a pas été retenu, ce qui a provoqué la protestation de féministes. Survenue le 7 juillet 2016, l'affaire avait donné lieu au "procès de l'année" ultramédiatisé en novembre 2017 à Pampelone.

Les cinq Andalous âgés de 27 à 29 ans - qui se surnommaient "la meute" sur leur groupe de messagerie WhatsApp - ont été reconnus coupables du délit espagnol d'"abus sexuel" sur une jeune Madrilène de 18 ans, aggravé d'"abus de faiblesse", et condamnés à neuf ans de prison.

Mais les juges du Tribunal de Navarre (nord) n'ont pas retenu la notion de viol, selon la lecture publique du jugement.

Aussitôt après, des manifestants ont protesté aux portes du tribunal.

L'un des accusés est membre de la Garde civile, actuellement suspendu de ses fonctions. Plusieurs étaient des supporters du FC Séville.

Il leur a été interdit d'approcher la victime et de la contacter pendant 15 ans. Ils devront lui verser, tous ensemble, une indemnisation de 50.000 euros.

Le parquet demandait 22 ans et 10 mois de réclusion contre chacun d'eux.

Les prévenus, arrêtés dès le lendemain des faits, sont en détention provisoire depuis.

Une des pièces centrales du procès avait été une vidéo de leurs actes, diffusée avec le message "en train d'en baiser une à cinq".

La défense avait réclamé l'acquittement, en n'admettant que le vol du téléphone de la victime, abandonnée à demi-nue dans une entrée d'immeuble.