La mystérieuse retraite de Nicolas S.

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International

Le teint halé, la barbe de quelques jours joliment négligée, une élégante chemise ouverte sur le torse... On ne sait pas pourquoi, mais Nicolas Sarkozy on l'imagine bien au Cap Nègre, dans la maison patricienne de son épouse, entouré des grands de la mode, les « beautiful people » amis de celle-ci. Et on se dit qu'elle doit être bien reposante la vie d'un jeune retraité après cinq ans passés dans les couloirs de l'Élysée.

En définitive, pourtant, on n'en sait trop rien, même si dans son numéro à paraitre ce week-end, M le magazine du Monde, nous livre quelques détails d'une nouvelle vie bien mystérieuse.

C'est ainsi que l'on apprend que l'ancien président se serait remis à l'anglais, son grand handicap, amusant son entourage de son « accent frenchy ». Il s'agit pour Nicolas Sarkozy de faire vite, comme nous vous le signalions il y a quelques jours, il est attendu de pied ferme à New York dès le mois d'octobre pour donner sa première grande conférence internationale.

Car son deuxième grand objectif comme il le reconnait lui même, est bien de « faire du fric » (sic). Et dans cette optique, les conférences restent un tout bon filon.

La politique contre Carla?

Mais ces douces activités pourront-elles combler des années durant la vie de cet animal politique? Beaucoup en doutent. Car il se dit qu'il entend encore pouvoir tirer quelques ficelles. Discrètement, et bien éloigné des médias, il a d'ailleurs téléphoné à chaque député UMP au lendemain des législatives. Un peu moins discrètement, il a tenu à titiller François Hollande, critiquant sa gestion de la crise syrienne, et n'a pas manqué de se délecter des tweets de Valérie Trierweiler. "Est-ce que vous avez déjà vu un tigre devenir végétarien ?" s'est d'ailleurs récemment demandé son grand ami Patrick Buisson. Selon Ségolène De Larquier sur LePoint.fr, il est au courant de tout, sait tout et se renseigne sur tout. Depuis son bureau parisien rue de Miromesnil il veille à entretenir ses relations avec de grands dirigeants (David Cameron, Herman Van Rompuy...), et dans la course à l'UMP que se livrent Jean-François Copé et François Fillon, il préfèrerait, toujours selon la journaliste citant un ancien ministre, que Fillon ne l'emporte que de peu. "Parce qu'il sera plus facile [alors] pour Nicolas Sarkozy de revenir sur la scène politique".

Entre ses cours d'anglais, sa lecture de la presse, sa « dolce vita » et ses projets de conférences, son avenir doit encore se dessiner. À l'UMP, comme dans tout le monde poliltico-médiatique français, on attend d'en savoir plus avec impatience. Mais qui sait si au-delà du danger Marine Le Pen, des ambitions de ténors de la droite qui pourraient le faire oublier, de son propre désir personnel, ce n'est finalement pas Carla Bruni elle-même qui tient en main l'avenir prochain de la vie politique française? Car Nicolas tient à Carla et à leur bonheur conjugal, que cette dernière voudrait voir bien éloigné de la politique.

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