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Golshifteh Farahani, cette actrice iranienne de 29 ans résidant en France, défraie la chronique dans son pays d'origine.

Après avoir posé nue dans Le Figaro Magazine, elle ôte ses vêtements (voir la vidéo "Corps et âmes"), aux côtés de 29 autres jeunes acteurs nominés pour le César du meilleur espoir.

Chacun laisse entrevoir un bout de peau tout en récitant quelques phrases. Golshifteh Farahani va cependant un pas plus loin puisqu'elle dévoile un sein. Et lie la parole au geste: "De vos rêves, je serai la chair", murmure-t-elle.

Ce n'est certainement pas du goût des Ayatollahs du régime. Ces derniers lui ont d'ailleurs suggéré de ne plus remettre un pied en Iran. "J'ai été avertie par un responsable du ministère de la Culture et de la guidance islamique que l'Iran n'avait plus besoin d'acteurs et d'artistes", a indiqué l'actrice au Telegraph.

En plus de cette vidéo, elle est apparue sur un cliché diffusé sur facebook, nue mais couvrant sa poitrine de ses mains. Ces mots en guise de légende : "L'actrice iranienne Golshifteh Farahani brise un tabou pour la liberté d'expression et contre la censure en Iran. L'actrice iranienne lance un cri contre une société pleine de violence, de racisme, de harcèlement sexuel et d'hypocrisie." Relayée largement sur le net, l'information a fait sonner les oreilles des dirigeants iraniens qui ont alors condamné la "publication sur Internet de photos de la déplorable Golshifteh Farahani, qui montre la face cachée et dégoûtante du cinéma".

Ce ne sont pas les seuls faits d'arme de la jeune femme. Elle s'était déjà attiré les foudres du régime lorsqu'elle apparu, non voilée, aux côtés de Léonardo Di Caprio et Russel Crowe lors de l'avant première de Mensonge d'État, en 2008.