International Depuis quelques jours, une photo marque les esprits mais fait aussi l'objet d'imprécisions. Enflammant le web, elle permet de sensibiliser à un nouveau trouble: celui qui se produit en Iran

Sur ce cliché, une femme surélevée et non voilée, brandit à bout de baton ce qui semble être un linceul blanc. L'Iranienne a d'ailleurs été arrêtée par la police.

Là où le bât blesse, c'est que cette photo ne peut pas servir de symbole au soulèvement populaire qui se produit en ce moment, car elle a été prise le 27 décembre, un jour avant l'entame des manifestations violentes.

Mais derrière ce cliché existe tout de même un mouvement.

Son auteure est une journaliste iranienne exilée aux Etats-Unis: Masih Alinejad, qui a décidé d'utiliser cet instant pour souligner une habitude acquise par de plus en plus de femmes: les "mercredis blancs", une protestation à grande échelle lancée en 2014. Depuis 3 ans, chaque mercredi, des Iraniennes se parent de blanc en signe de protestation. Elles sont nombreuses, par exemple, à troquer leur foulard, ce jour-là, contre un voile immaculé négligemment attaché autour du visage, sans recouvrir véritablement les cheveux, ou simplement porté en guise d'écharpe.

En république islamique d'Iran, depuis 1979, les femmes ont le devoir de se couvrir les cheveux en public et de porter des vêtements amples et couvrants.