International "Tout pays a le droit de construire son système judiciaire selon ses propres traditions." En une phrase, prononcée mercredi matin lors de son discours devant le Parlement européen à Strasbourg, le Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki a donné le ton : Varsovie n’a pas l’intention de céder dans le bras de fer qui l’oppose à la Commission européenne depuis 2016. L’exécutif européen considère en effet que les réformes judiciaires, lancées par le parti Droit et Justice (PiS) au pouvoir en Pologne, représentent une menace pour la séparation des pouvoirs, fondement d’une société démocratique digne de ce nom.